Theme #2: Social and equity dimensions / Thème #2 : Les dimensions sociales et d’équité

Theme #2: Social and equity dimensions of low-carbon transitions and adaptation to a warming world

Version française de l'extrait du document cadre portant sur le thème

This text is an excerpt of the Framing Document (complete document).
 

Climate change and low-carbon transitions have highly unequal impacts on various demographics, making transitions more difficult for some communities that also have little voice in choices made. Survey respondents provided several examples of such groups, including low-income, remote, northern, Indigenous, resource sector transitioning workers, women, racialized people, health-compromised, very young, elderly, urban legacy communities with existing burdens of pollution and poor housing, communities with few readily available substitutes in relation to carbon pricing, or ones affected by clean tech trade-offs that may exacerbate poverty. These impacts are the result both of climate change and of the policies put in place to ensure proper mitigation and adaptation to this change. Both categories of effects result in negative impacts for some populations in particular.

On the one hand, climate change itself affects different populations unevenly. For instance, adaptation challenges are unevenly distributed and greater for groups that are more exposed (flood-prone, coastal zones) or more vulnerable (socioeconomically disadvantaged in large urban areas) to the increasing impacts of climate change. When these populations also happen to live in remote, small rural centers, and/or experience socio-economic challenges due to current and historic marginalization policies, the limited local means to address the adaptation challenge can make it challenging or insurmountable.

On the other hand, policies designed to improve resilience or to mitigate climate change by accelerating low-carbon transitions can have unintended consequences. For instance, the coal phase-out in the electricity sector across the country, in addition to reduced demand for coal worldwide due to mitigation objectives, results in a significant number of coal mine workers being put out of work. Greening of urban neighbourhoods can lead to gentrification, displacing vulnerabilities instead of solving them. Additionally, such industrial transformations have dire consequences for populations living in areas where employment opportunities outside of these industries are scarce.  Another example is carbon pricing policy, which can have a disproportionate impact on populations without the means to substitute energy sources or products, such as in northern regions or in low-income urban populations.

As a result, specific demographics are especially vulnerable to these unintended consequences. Some policies are implemented to address these inequities, such as the Canadian Coal Transition Initiative, which supports business development and re-employment initiatives in localities with a high number of laid-off coal industry workers. Similarly, under the BC climate action tax credit, low-income individuals and families are offered a tax-free payment to help offset the carbon taxes they pay.

Research should provide more information on how to design effective climate policies in a way that is both inclusive of vulnerable or underrepresented groups, and that ensures that specific attention is given to this vulnerability. This also includes intergenerational equity, and the importance to integrate youth perspectives into all aspects of climate policy.

Excerpts from survey responses:

“We tend in Canadian politics/policy to privilege region over other cleavages in Canadian society (income, race, gender). Regional fairness is an issue but not the only one.”

“Research and policy should help address the multiple dimensions of vulnerability: exposure, sensitivity, adaptiveness and the different ways vulnerable people are affected (e.g. low-income buildings and heatwaves, economic disruption and jobs, flooding and women’s shelters, indigenous community housing/food sources/health).”

Examples of questions to be discussed:

  1. What are the key priorities for climate policy and research in trying to identify vulnerabilities to the impacts of climate change and related policies?
  2. In linking adaptation, mitigation and clean growth measures to social justice, what are ways to address real or perceived risks?
  3. How can equity dimensions be better integrated into climate policy choices, to ensure that sufficient space is given to various perspectives, for instance youth, BIPOC (Black, Indigenous, People of Colour), French-speaking, etc.?
  4. In contrast to negative impacts, are there collateral social benefits that come from the implementation of climate policies?
  5. How can policy be designed to address the challenge of single-industry resource towns, where these industries are affected by climate objectives?

Thème # 2 : Les dimensions sociales et d’équité des transitions vers une société sobre en carbone et de l’adaptation au réchauffement planétaire 

Les changements climatiques et la transition vers une société sobre en carbone ont des impacts très différents sur diverses données démographiques, ce qui rend les transitions plus difficiles pour certaines communautés qui ont également peu de pouvoir sur les prises de décisions. Les répondants au sondage ont mentionné plusieurs exemples de ces groupes, notamment les travailleurs à faible revenu, les habitants de régions éloignées ou nordiques, les Autochtones, les travailleurs en transition du secteur des ressources, les femmes, les personnes racisées, celles dont la santé est compromise, les personnes âgées et très jeunes, les communautés historiques urbaines aux prises avec des problèmes de pollution et de logements insalubres, les communautés ayant peu de substituts facilement disponibles par rapport à la tarification du carbone, ou encore celles qui sont affectées par des compromis en matière de technologies propres susceptibles d’aggraver la pauvreté. Ces impacts sont le résultat à la fois des changements climatiques et des politiques mises en œuvre pour assurer une atténuation et une adaptation adéquates à ces changements. Les deux catégories d’effets ont des répercussions négatives sur certaines populations particulières. 

D’une part, les changements climatiques eux-mêmes ont des incidences inégales sur différentes populations. Par exemple, les défis d’adaptation aux impacts croissants des changements climatiques sont répartis de manière inéquitable et sont plus importants pour les groupes plus exposés (vivant dans des zones inondables ou côtières) ou plus vulnérables (socioéconomiquement défavorisés dans les grandes régions urbaines). Lorsque ces populations vivent en outre dans de petits centres ruraux isolés et/ou font face à des défis socioéconomiques en raison de politiques de marginalisation actuelles et historiques, les moyens locaux limités peuvent rendre le défi de l’adaptation difficile à relever, voire insurmontable.  

D’autre part, les politiques conçues pour améliorer la résilience ou atténuer les changements climatiques en accélérant la transition vers une société sobre en carbone peuvent avoir des conséquences imprévues. Par exemple, l’élimination progressive du charbon dans le secteur de l’électricité à travers le pays, associée à la réduction mondiale de la demande de charbon découlant des objectifs d’atténuation, entraîne le chômage d’un nombre important de mineurs de charbon. L’écologisation des quartiers urbains peut conduire à la gentrification et déplacer les vulnérabilités au lieu de les résoudre. De plus, ces transformations industrielles ont des conséquences désastreuses pour les populations vivant dans des régions où les opportunités d’emploi sont rares en dehors de ces industries. La politique de tarification du carbone fournit un autre exemple de l’impact disproportionné que certaines mesures peuvent avoir sur les populations qui n’ont pas les moyens de changer de produits ou de sources énergétiques, comme c’est le cas dans les régions nordiques ou pour les populations urbaines à faible revenu.  

Certaines données démographiques spécifiques sont particulièrement touchées par ces conséquences inattendues. Des politiques sont mises en œuvre pour remédier à ces iniquités, comme l’Initiative canadienne de transition pour l’industrie du charbon qui soutient le développement d’entreprises et les initiatives de réemploi dans les localités où un grand nombre de travailleurs de l’industrie du charbon ont été mis à pied. De même, en vertu du crédit d’impôt pour les mesures climatiques de la Colombie-Britannique, les personnes et les familles à faible revenu se voient offrir un paiement libre d’impôt destiné à compenser l’impact des taxes sur le carbone. 

La recherche devrait fournir plus d’informations sur la manière de concevoir des politiques climatiques efficaces qui prennent en compte les groupes vulnérables ou sous-représentés tout en garantissant qu’une attention particulière est accordée à cette vulnérabilité. Il est également nécessaire de tenir compte de l’équité intergénérationnelle et d’intégrer les perspectives des jeunes dans tous les aspects des politiques climatiques. 

Extraits des réponses au sondage : 

« Dans les politiques /programmes canadiens, nous avons tendance à privilégier les régions par rapport aux autres clivages de la société canadienne (revenu, race, sexe). L’équité régionale est un problème, mais ce n’est pas le seul. » 

« La recherche et les politiques devraient contribuer à aborder les multiples aspects de la vulnérabilité : l’exposition, la sensibilité, l’adaptabilité et les différentes manières dont les personnes vulnérables sont affectées (par exemple les bâtiments de logements sociaux et les vagues de chaleur, les perturbations économiques et l’emploi, les inondations et les abris pour femmes, le logement/les sources de nourriture/la santé des communautés autochtones. »

Exemples de questions à discuter lors de l’atelier : 

  1. Quelles sont les principales priorités sur lesquelles les politiques et la recherche sur le climat devraient se pencher pour tenter de repérer les vulnérabilités aux impacts des changements climatiques et des politiques connexes? 
  2. Quels sont les moyens de faire face aux risques réels ou perçus lorsqu’on lie les mesures d’adaptation, d’atténuation et de croissance propre à la justice sociale? 
  3. Comment les divers aspects de l’équité peuvent-ils être mieux intégrés dans les choix de politiques climatiques afin de s’assurer d’accorder une importance suffisante aux différentes perspectives, comme celles des jeunes, des PANDC (les personnes autochtones, noires et de couleur), des francophones, etc.?
  4. À l’inverse des impacts négatifs, y a-t-il des avantages sociaux collatéraux découlant de la mise en œuvre des politiques climatiques?
  5. Comment concevoir une politique pour relever le défi des villes dont les ressources reposent sur une seule industrie, lorsque ces industries sont affectées par les objectifs climatiques?

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